LE PRINCIPE DE GRATUITÉ SCOLAIRE : UN ENJEU POUR L’AVENIR DE L’ÉCOLE PUBLIQUE

Le ministre de l’Éducation doit entreprendre un débat de fond au sujet de la gratuité scolaire

(Montréal, le 1er décembre 2017) — Exceptionnellement, les cinq commissions scolaires de l’Île de Montréal, francophones et anglophones, se regroupent aujourd’hui pour sonner l’alarme quant à une situation intenable qui compromet l’avenir de l’école publique et l’égalité des chances de réussir pour les élèves. Ensemble, elles réclament un débat de fond au sujet de la portée de la gratuité scolaire dans la société québécoise.

Selon leurs dirigeants, il est urgent de remettre les besoins des élèves au centre du débat pour faciliter leur réussite dans une école publique vivante, stimulante et à l’image de notre société aujourd’hui.

La gratuité scolaire telle que définie par la Loi sur l’instruction publique est au cœur du problème. Cette loi prévoit que les services éducatifs ainsi que les manuels et le matériel didactique, doivent être gratuits, à l’exception de certaines catégories de matériel et d’objets qui échappent à ce principe.

La Loi sur l’instruction publique a été amendée à différentes reprises depuis son adoption, mais les articles qui concernent les frais pouvant être facturés n’ont jamais évolué. Le cadre actuel ne reflète donc plus la réalité de nos écoles qui offrent aujourd’hui de multiples programmes, sorties et activités d’enrichissement qui sont demandées et appréciées des parents et qui répondent aux besoins des élèves. La Loi sur l’instruction publique ne tient pas compte non plus des nouvelles technologies qui ont révolutionné les façons de faire en classe et le matériel utilisé par les élèves.

« Il est urgent d’agir. Le gouvernement doit reconnaître que le Québec a changé depuis que la Loi sur l’instruction publique a été mise en place, a déclaré Diane Lamarche-Venne, présidente de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. La modernisation de la gratuité scolaire est une question qui concerne toute la société et la loi doit être revue si l’on veut permettre à l’école publique de remplir sa mission. C’est pourtant ce que le ministre semble refuser de faire pour l’instant. »

« La réalité montréalaise rend la situation encore plus problématique, a ajouté Angela Mancini, présidente de la Commission scolaire English-Montréal. Les disparités socioéconomiques y sont majeures. On y retrouve à la fois un taux élevé de pauvreté et des milieux très favorisés, la plus grande proportion de nouveaux arrivants, et un nombre élevé d’écoles privées, ce qui fait que les enjeux actuels sont encore plus criants à Montréal. »

Les cinq commissions scolaires de l’Île de Montréal sont : la Commission scolaire de Montréal, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, la Commission scolaire English-Montréal et la Commission scolaire Lester-B.-Pearson.


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Pour des renseignements additionnels ou pour obtenir une entrevue :

Mylène Demers, conseillère principale, CASACOM
514 261-5840 | mdemers@casacom.ca

 

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