De Montréal à la Baie-James

 

UN DEP EN EXTRACTION DE MINERAI QUI MOBILISE LES RESSOURCES


 

L’industrie minière planifie pas moins de 7 600 postes à combler dans le Nord-du-Québec au cours de la prochaine décennie. Du CIMME au CFP de la Baie-James, on sort des sentiers battus pour agir au cœur des enjeux.


(Montréal, le 24 septembre 2018) – Pénurie de main-d’œuvre, taux de chômage parmi les plus bas observés, régionalisation de l’immigration, qualification, réussite éducative, etc. Autant de préoccupations d’actualité qui invitent à faire les choses autrement. C’est le pari qu’ont pris les commissions scolaires Marguerite-Bourgeoys (Montréal) et de la Baie-James, en développant un programme de formation professionnelle hors des sentiers battus !

Acteur du développement du Nord-du-Québec, le Centre de formation professionnelle de la Baie-James dispense depuis dix ans le programme menant au diplôme d’études professionnelles (DEP) Extraction de minerai. D’année en année, la demande pour ces diplômés s’accroit : dans la seule région, l’industrie planifie pas moins de 7 600 postes à combler au cours de la prochaine décennie. Le CIMME (LaSalle), de son côté, affiche une tradition d’innovation (qui s’exprime notamment par la mise en place de programmes d’alternance travail-études en partenariat avec les industries) et s’inscrit dans un environnement bénéficiant d’un large apport migratoire.

En passant par Chicoutimi…

Dans le cadre d’une activité de valorisation de la formation professionnelle tenue à Chicoutimi il y a un peu plus d’un an, des représentants des deux commissions scolaires poussent plus loin une conversation entamée quelques mois plus tôt… Le DEP Extraction de minerai ? Pourquoi ne pas recruter des élèves à Montréal ?? Pourquoi ne pas les former en partenariat avec un employeur du Nord ??! L’affaire fait boule de neige, portée par l’idée d’agir au cœur des enjeux du moment.

Au printemps, une campagne d’information est lancée à Montréal, sous le thème Exploite toutes tes ressources. Les candidats potentiels y étaient invités à décrocher un DEP Extraction de minerai en complétant un premier mois de formation théorique au CIMME et les cinq suivants au Centre de formation professionnelle de la Baie-James, essentiellement en milieu de travail, au sein des installations de la mine Langlois de Nyrstar. À la suite de quoi, ils auront tout en main pour postuler chez cet employeur, en recherche constante de main-d’œuvre qualifiée.

Régionalisation, intégration…

Cinquante personnes se sont inscrites à une séance d’information obligatoire. Le jour venu, 40 se sont présentées ! Sur place, les partenaires du projet affichaient avec enthousiasme leur mobilisation : les deux commissions scolaires, les deux centres de formation, la minière Nyrstar, Le Collectif (organisme d’intégration des personnes immigrantes) et Attraction Nord (organisme de promotion du Nord-du-Québec auprès de mains-d’œuvre spécialisées). L’intérêt des participants était tout aussi vif : taux de placement? emploi? métier? vie en région? logement? école? etc.

Les réponses ont certes de quoi séduire. C’est que, au-delà du DEP et d’un emploi en bout de piste, le projet Exploite toutes tes ressources se veut, bien plus largement, un projet régional d’intégration misant sur la création d’un réseau social et le développement d’un groupe d’appartenance : aide au logement, allocation de transport, accompagnement, famille, salaire compétitif, horaire de travail 7/7 et qualité de vie. Fin septembre, une quinzaine de participants retenus, accompagnés de conjoints et enfants, partiront pour un séjour d’exploration au nord du 53e parallèle.

… et grande séduction !

« C’est effectivement la grande séduction, lance Sylvie Guilmette, conseillère en formation et responsable du projet au CIMME. Mais les « vraies affaires » ont également été dites – les hivers rigoureux, par exemple ! On sent toutefois un réel désir de tout faire afin que les futurs diplômés s’installent durablement dans la région. » La moitié des personnes intéressées proviennent de communautés culturelles, souligne-t-elle. Et les témoignages de partenaires issus de l’immigration installés dans le Nord les ont touchés… : « Au début, on planifie des séjours à Montréal… Aujourd’hui, on ne veut plus y retourner ! ».

Et le CIMME dans tout ça ? À la satisfaction de collaborer au recrutement, de partager son expertise en alternance travail-études et de dispenser la formation théorique s’ajoute le plaisir de participer à une belle aventure : « Pourquoi les gens de la ville ne donneraient-ils pas un coup de pouce aux gens des régions ? Et vice-versa ! » conclut son directeur, Serge Robitaille. La présidente de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, Diane Lamarche-Venne, complète en se disant particulièrement fière de voir de telles collaborations innovantes prendre forme : « Elles illustrent ce qui trop souvent passe sous silence, à savoir que les commissions scolaires sont des acteurs de premier plan à la fois au chapitre de la vitalité régionale et de l’intégration des nouveaux arrivants. »

 

 

À PROPOS DE LA CSMB

Acteur majeur de l’éducation québécoise, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys regroupe 98 établissements, quelque 73 000 élèves et plus de 10 000 employés. Son territoire recoupe celui de sept arrondissements montréalais et de 13 municipalités de l’ouest de l’île. Le Conseil des commissaires de la CSMB est composé de 13 commissaires élus dans leur circonscription, d’une présidence élue au suffrage universel et de quatre commissaires représentant le comité de parents.

 

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Source :  

Communications – Formation professionnelle
Pour information : 
514 855-4500, poste 4817

gina.guillemette@csmb.qc.ca

 

 

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